samedi 22 février 2014

Centième Post - Redécouverte de Stanislas Rodanski (Surpris par la nuit - 1999)

Comme promis, voici le cadeau du blog Rodanski pour son centième post. Près d'une heure et demi de radio sur Stan, avec trois grands témoins, Julien Gracq, Alain Jouffroy et Jean-Dominique Rey, accompagnés d'un des éditeurs de Rodanski, Jean-Michel Goutier. L'émission a été diffusée à l'occasion de la parutions du volume intitulé Écrits aux Editions Bourgois en 1999.



"Redécouverte de Stanislas Rodanski", Surpris par la nuit
22 novembre 1999

vendredi 14 février 2014

Stan et ses amis à l'encan

La maison Auction Art disperse aujourd'hui plusieurs collections surréalistes, dont les deux principales sont celles de Mario et Gisèle Prassinos et Claude Tarnaud. Parmi les 353 lots, planent les ombres des héros de L'aventure de la Marie-Jeanne

Rodanski y est présent par deux lettres autographes. L'une dont il est l'auteur, et dont le destinataire et la date, sont inconnues. Mais la mention de Néon permet de la situer en 1948. Elle débute ainsi : « Juste un mot pour dire que si je fais le mort, c’est que je fais le point tandis que je change de peau, laissant ma statue déshabillée de sa gangue s’animer au premier souffle du printemps...».


Béatrice de la Sablière, qui fut un temps la compagne de Rodanski, figure au catalogue par un dessin qui évoque le mythe de Lancelot, qui obséda Rodanski toute sa vie.


On retrouve Beatrice de la Sablière aux côtés de Gherasim Luca dans une sorte de livre-objet où des articles relatant des fais divers composent un collage qui rappelle l'esprit du Cahier Imago de Rodanski présenté lors de l'exposition lyonnaise de 2012.


Le binôme Luca-Tarnaud est présent par un corpus de plus de 100 lettres adressées par le premier au second, et l'on peut penser que Rodanski est évoqué dans certaines d'entre-elles. Plusieurs œuvres de Tarnaud, collages et assemblages, figurent également au catalogue.





Enfin, on retrouve Rodanski dans une lettre de Julien Gracq concernant d'un poème publié dans Des proies aux chimères sous le nom de Rodanski, qui était en réalité de Gracq. Ce dernier écrit à sa sœur en janvier 1984 : « On a un litige d’édition avec les éditions Plasma qui publient un numéro d’inédit de Rodanski (qui est mort il y a deux ans à l’asile d’aliénés de Lyon) parmi lesquels... un poème de Liberté grande qu’il avait recopié de sa main dans ses carnets et qui est donné comme étant de lui ».

Pour consulter le catalogue, cliquez ici, et pour le télécharger en pdf. 

Au prochain post, le blog Rodanski atteindra ses 100 articles. Nous vous préparons une petite surprise pour cet anniversaire. A bientôt !

vendredi 7 février 2014

15 février 2014 à Toulouse : Patrice Beray et François-René Simon à la librairie Ombres blanches

15 février 2014 à Toulouse, librairie Ombres blanches 17 h

Rencontre avec Patrice Beray et François-René Simon autour des livres aux éditions des Hauts Fonds : Pour Chorus seul de P. Beray et L’Aventure de la Marie-Jeanne de Claude Tarnaud et des écrits inédits de Stanislas Rodanski : Je suis parfois cet homme (Gallimard) et Substance 13 (éditions des Cendres) éditions établies et présentées par François-René Simon.



Présentation, par Patrice Beray :

http://www.ombres-blanches.fr/fileadmin/mediatheque/bulletins_rencontres/ob_103_pdf.pdf
 

Nous reparlerons prochainement en ces pixels de l'ouvrage de Patrice Beray, Pour Chorus Seul.

vendredi 24 janvier 2014

Rappel : week-end Rodanski



Petit rappel : week-end Rodanski à venir avec François-René Simon aux manettes.

Vendredi 24 janvier, 18 h, à Saint-Dizier (52), rencontre à la librairie Larcelet "L'attente, l'oubli".

Samedi 25 janvier, 15 h, à Chaumont (52), signature à la librairie "Le Pythagore" suivie d'une rencontre à la maison du livre et de l'affiche "les Silos".
 
Dimanche 26 janvier, 20h00, partout dans l'Hexagone et même au-delà, sur France Culture, dans l'émission "Ça rime à quoi".

jeudi 16 janvier 2014

On parle de Rodanski (6)



Splendeur de Rodanski

Par Dominique Rabourdin

«Les mots m'ont toujours mené loin dans la vie, trop loin pour que j'y renonce jamais car je les emploie désormais strictement dans le sens où ils m'échappent, où leur portée cesse d'être consciemment perçue alors que j'écris les yeux dans le vague et que mes regards se coulent dans le devenir.»

Cette « note » sans date de Stanislas Rodanski, terrible de lucidité, dont il faut peser chaque mot, fait peut-être écho à ce que lui écrivait André Breton, avec beaucoup d'attention et d'inquiétude, le 9 mai 1948 (il a déjà été hospitalisé plusieurs fois, mais pour des durées relativement courtes) : « A condition de vous rendre maître des écluses, je ne vois pas ce qui peut vous borner. Sinon… ». François-René Simon a choisi d'en faire l'épigraphe des poèmes de Je suis parfois cet homme, un des deux inédits qu'il nous fait découvrir aujourd'hui. Elle en donne le ton, comme elle donne le ton de ce « roman sans fin » sauvé du désastre, Substance 13, qui paraît simultanément. Comme elle donne le ton de toute son œuvre...


Retrouvez la suite en kiosque dans le dernier numéro de La Nouvelle Quinzaine Littéraire (#1097), ou bien sur le site du journal.